Assurance-vie : pourquoi elle séduit autant en 2026, et comment bien l’utiliser

L’assurance-vie a battu son record de collecte en juillet, grâce à 18,8 milliards d’euros versés par les épargnants selon les chiffres de la profession. Les encours dépassent désormais 2 170 milliards d’euros. Ce succès n’a rien d’étonnant, et je vous explique pourquoi elle garde une place de choix dans la plupart des patrimoines.
Un contexte de taux plus favorable
Avec la remontée des taux, les fonds en euros retrouvent des couleurs. Leur rendement moyen s’est établi autour de 2,65 % pour 2025, avant prélèvements sociaux. Comme les assureurs renouvellent progressivement leurs obligations, cette amélioration devrait se poursuivre lentement, sans que l’on puisse promettre un taux précis.
À côté du fonds en euros, les unités de compte donnent accès aux marchés financiers, à l’immobilier via des SCPI ou à d’autres classes d’actifs. Elles offrent un potentiel plus élevé, avec un risque de perte en capital. Le bon équilibre entre les deux dépend de votre horizon et de votre tolérance au risque.
Une fiscalité épargnée par la hausse de la CSG
Depuis le 1er janvier 2026, les prélèvements sociaux passent à 18,6 % sur la plupart des revenus du capital. L’assurance-vie fait partie des exceptions et reste à 17,2 %. Après huit ans, les gains retirés bénéficient en outre d’un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple, puis d’un taux d’impôt réduit à 7,5 % sous certaines conditions.
Un outil de transmission
C’est souvent un argument décisif. Les capitaux versés avant 70 ans peuvent être transmis à chaque bénéficiaire désigné en franchise de droits jusqu’à 152 500 €. Pour les versements effectués après 70 ans, un abattement global de 30 500 € s’applique sur les primes, et les intérêts générés échappent aux droits. La rédaction de la clause bénéficiaire mérite une vraie attention, car c’est elle qui détermine qui reçoit quoi.
Les points de vigilance
Tous les contrats ne se valent pas. Les frais sur versements et sur la gestion, la qualité des supports proposés et la souplesse des options font une vraie différence sur quinze ou vingt ans. Il est aussi utile de vérifier régulièrement que la répartition choisie correspond toujours à vos projets.
Mon conseil
Un contrat ouvert tôt prend date fiscalement, même avec un petit versement. Si vous en détenez déjà un, un point sur les frais, les supports et la clause bénéficiaire est souvent très instructif. Je reste à votre écoute pour le faire ensemble.
Cédric Dusséval, consultant patrimonial
Informations à caractère général, ne constituant pas un conseil personnalisé.
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